Les projets de loi visant la modernisation de la législation protégeant les animaux et la faune au Canada ne sont jamais adoptés. Pourquoi ?

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Par Georges Dupras, Conseiller

Posons-nous cette question : Pourquoi tous les efforts pour moderniser les lois canadiennes visant la protection animale (en vigueur depuis 1892, et désuètes depuis longtemps), ne réussissent jamais ? Le Parti conservateur, sous la direction de l’Honorable Stephen Harper, a augmenté les amendes pour les délinquants. Pour leur part, les libéraux n’en tiennent pas compte depuis l’époque de l’Honorable Louis Saint-Laurent.

Je me demande pourquoi les efforts pour améliorer la législation visant la protection animale ont échoués lamentablement à maintes reprises, surtout que la présente législation ne répond
aucunement aux attentes d’un peuple renseigné et cultivé.

Un mémoire rédigé par le Parti pour la protection des animaux du Canada pourrait jeter de la lumière sur les politiques qui gouvernent la question des lois sur la prévention de la cruauté envers les animaux au Canada. Le mémoire intitulé :

Le comité électoral extérieur : un groupe clandestin de députés et de sénateurs qui travaillent à saboter toute législation visant la protection des animaux et de la faune.

Quelle est la raison d’être de ce comité électoral ? Dans un article paru dans une édition canadienne de tir, on déclare que la mission du comité électoral extérieur serait d’enraciner dans la loi l’acceptabilité de la pêche, la chasse, le trappage et le tir sportif, comme étant des activités traditionnelles, une partie importante de notre patrimoine, le tout ancré sur une éthique de conservation, de sécurité et d’activités identifiées durables sur le plan environnemental.

Je n’utiliserai pas cet article pour contester leur interprétation de ‘’durable sur le plan environnemental’’ ni leur interprétation de ‘’éthique de conservation’’, car ces deux expressions ont été politisées pour servir leurs propres buts.

UN CLUB SECRET

Ce comité électoral clandestin, non-partisan, est lié de près avec l’industrie à travers ses liens avec l’Association canadienne du comité électoral extérieur, dont le mandat est celui de lobbyiste. Le Président de cette Association est un membre de l’exécutif de Shimano, un manufacturier important d’équipement de la pêche sportive. Un article dans le journal The Fishing Wire nous informe que ‘’l’Association canadienne du comité électoral extérieur, fondée en 2006, sert comme liaison entre la communauté canadienne de la pêche, de la chasse, du trappage et du tir sportif, en plus d’être liée de près aux industries connexes, et au Comité électoral extérieur à Ottawa’’.

Voici le problème : Le Comité électoral extérieur, et les députés et sénateurs qui y siègent, devraient représenter les intérêts de tous les canadiens et canadiennes, et non seulement de ceux qui ont des intérêts particuliers dans les industries de la pêche, chasse, trappage et tir sportif. Dans le cadre d’un sondage fait par le gouvernement canadien, une très grande majorité de canadiens et canadiennes ont répondu qu’ils ne considèrent par notre faune comme étant une ressource ‘’à être exploitée’’.

Les activités à l’extérieur reliées à notre patrimoine appartiennent à tous les canadiens et canadiennes, quel que soit leurs tendances politiques. Le peuple canadien a le droit d’être représenté d’une manière non partisane et apolitique au sein de notre parlement.

LES LOBBYISTES ET LES GROUPES D’INTÉRÊTS SPÉCIAUX

L’Association canadienne du comité électoral extérieur fait pression activement et régulièrement auprès des député(e)s et des sénateurs/sénatrices. D’ailleurs cette Association l’a fait dans le cadre d’un événement tenu le 7 juin 2016, au Champ de tir de Stittsville, au sud-ouest d’Ottawa. En collaboration avec The Canadian Shooting Sports Association, l’Association a parrainé un événement pour les membres du comité électoral extérieur, et pour certains de leurs cadres supérieurs. Parmi les invités, l’ Honorable Rona Ambrose (Conservatrice), l’ Honorable Kellie Leitch (Conservatrice), Christine Moore (Nouveau parti démocratique), Gurdie Hutchings (Libéral) and l’Honorable Peter Kent (Conservateur). Environ 123 députés et sénateurs sont membres de ce Comité. Votre député fait-il parti de ce groupe élite et clandestin? À part des directeurs du comité, Yvonne Jones (libéral, Labrador), et Bob Zimmer (conservateur, Prince George/Peace River), la liste des membres demeure secrète. Il n’y a aucune liste officielle d’adhérents à ce comité et l’adhésion demeure sur une base volontaire. Selon Bob Zimmer, président du comité, plusieurs députés préfèrent garder l’anonymat: ils veulent bénéficier des informations, sans s’identifier comme membre pour ne pas prendre le risque d’aliéner leurs électeurs/électrices.

Le comité électoral extérieur exerce une influence importante. En fait, selon Bob Zimmer, le comité a fait échouer le projet de loi C-246, la plus récente tentative de modernisation des lois pour la protection animale au Canada.

Je pourrais citer des exemples de désinformation, d’utilisation de terminologie corrompue, de discours politisés sur la question de conservation. Ce n’est pas mon but. Mon but est d’informer le public du fait que nos élus, et les membres du sénat, travaillent à huis clos sur certains dossiers sans que les électeurs et électrices de leurs circonscriptions le sachent et sans leur consentement.

Si vous vous souciez du bien-être des animaux, je vous conseille de communiquer avec le représentant de votre circonscription à savoir s’il(elle) est associé(e) avec ce comité électoral extérieur.

***

Tiré du texte : Le comité électoral extérieur : un groupe clandestin de député(e)s et de sénateurs/sénatrices qui se donne comme mandat de saboter la législation qui assurerait davantage une protection adéquate aux animaux et à la faune.

Mémoire présenté par : Le Parti pour la protection des animaux du Canada (PPAC)

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